La personne ne veut que des sucreries et mange trop. Comment équilibrer ?
Mon mari ne veut plus que des gâteaux, des chocolats et des choses sucrées, et parfois il mange jusqu'à ne plus pouvoir en avaler. Il refuse les vrais repas et prend du poids. Comment puis-je équilibrer cela sans me disputer constamment ?
Il est épuisant de voir l'alimentation chamboulée et de sentir que vous dites toujours "non". Ce n'est ni de la gourmandise ni de l'entêtement : il y a des raisons neurologiques derrière ce changement.
Pourquoi cela arrive
La démence, surtout frontotemporale, peut altérer les centres de l'appétit et de la satiété. Le goût pour le sucré se maintient souvent lorsque d'autres saveurs s'estompent, c'est pourquoi le sucré devient particulièrement attrayant. La personne peut aussi oublier qu'elle a déjà mangé et en redemander.
Stratégies pratiques
- Ayez à portée de vue des alternatives plus saines et naturellement sucrées : fruits mûrs, yaourt, gelée, smoothie à la banane.
- Rangez les sucreries hors de portée et de vue ; ce qui n'est pas vu est moins demandé.
- Offrez une petite portion de sucrerie après le repas principal, comme une récompense naturelle.
- Maintenez des horaires réguliers pour réduire le grignotage constant.
- Servez des portions contrôlées au lieu de laisser l'emballage entier.
Ce qu'il NE faut PAS faire
- Ne discutez pas et n'humiliez pas la personne parce qu'elle mange des sucreries.
- N'interdisez pas de manière absolue ; la frustration augmente l'insistance.
- Ne laissez pas de paquets et de boîtes accessibles.
Quand demander de l'aide professionnelle
S'il y a du diabète, une prise de poids importante ou un changement brusque du comportement alimentaire, parlez-en au médecin traitant ou demandez un soutien nutritionnel. Vous pouvez également obtenir des conseils via la Ligne SNS 24 (808 24 24 24).
"J'ai arrêté d'avoir des chocolats à portée de vue et j'ai commencé à lui donner des fruits et du yaourt quand il demandait du sucré. Il est toujours gourmand, mais il ne mange plus en cachette jusqu'à se sentir mal." — Aidant anonyme